Compte-rendu - 20/05/2009

Conseil d’administration Lundi 6 avril 2009

Association "un centre ville pour tous"

Présents : 9 administrateurs
Excusés : 10 administrateurs

1 - Première approche de la loi Boutin :

Patrick mentionne l’un des aspects de la loi Boutin, ce qu’on appelle l’amendement Scellier qui fait la part belle aux investisseurs dans les logements locatifs neufs, et qui provoque une levée de bouclier chez les associations attentives au logement social et très social. Mais compte tenu du fait que ce point n’a pas été préparé, il est proposé d’approfondir les différents aspects de la loi une prochaine fois. Il est envisagé que Jean Philippe, Patrick et Christian apporte pour le prochain CA leur propre repérage des points forts de cette loi qui impacte notre champ d’action (à CVPT)

2 - Rue de la République :

Sur la question de la permanence et de son avenir, Martine souligne qu’il n’y a plus beaucoup de participation collective et plus beaucoup de questions à traiter s’agissant des locataires de Marseille République aujourd’hui ATEMI. En revanche nous assistons à un afflux de locataires d’ANF qui relèvent d’une autre préoccupation ; CVPT peut se rendre disponible par téléphone pour appuyer à la demande les démarches de résistance aux hausses de loyer imposées lors des renouvellement de baux.

Après une distribution massive sur la rue de la Ré de la brochure N° spécial République rééditée en avril, la séance cinéma prévue début juin pourra être l’occasion pour en parler avec les habitants. Antoine propose que cette question soit également traitée en relation avec les associations locales (comme Solidarité mieux vivre), d’autant que ces locataires mieux outillés, peuvent s’organiser eux-mêmes ; certains manifestent l’intention de se constituer en association des locataires d’ANF. Jean Luc Duriez (CGT chômeur) en relation avec CVPT est disposé à appuyer les collectifs d’habitants du secteur République.

3- PRI Noailles :

Antoine rappelle le travail d’enquête qui a été fait auprès des immeubles inscrits dans le PRI. A partir de là comment avancer, au niveau des relations avec les institutions publiques, comme au niveau du suivi social des habitants ? Jean-Philippe indique qu’on a proposé d’amender la note d’analyse concernant l’enquête, mais que la question se pose de l’utilisation de ces résultats et de la restitution éventuelle auprès de Mme Fructus comme auprès de Marseille-Aménagement.

Michel s’interroge sur le souhait des autorités d’appréhender le centre-ville de façon globale ; à mettre en regard de notre souhait de réaliser une évaluation de la question du logement et d’avancer sur la question de la participation des habitants. Avec l’enquête, on peu faire quelque chose en ce sens comme on l’avait fait avec le mémorandum du Panier, pour mettre au jour les choses. Simon pense qu’il faut agir avec les habitants, trouver un moyen d’aller vers eux, voir lesquels veulent agir collectivement, et lesquels veulent agir individuellement. Patrick souligne le contexte créé par l’enjeu de Marseille ville de la Culture 2013, dans la mesure où Noailles a quelque chose à voir avec la stratégie sur le centre-ville, l’action sur Noailles aura d’autant plus d’impact sur les autorités. Stéphanie souligne 2 éléments qui ressortent de cette enquête, la vacance et l’insalubrité. Nouredine remarque la contradiction qu’il y a entre la concertation obligatoire pour lancer une DUP et les prolongations de DUP qui s’effectuent presque automatiquement, sans concertation ni évaluation de ce qui a été fait et non fait ainsi que ce qui a été dépensé. Ce n’est pas normal. Il est nécessaire que d’autres acteurs se chargent de réclamer cette évaluation, personne parmi les autorités ne s’en étant chargé. Du coup cette enquête est une contribution pour exiger une évaluation, même si elle risque de ne souligner que les responsabilités de la ville, elle est une occasion de mise en mouvement, collective et individuelle.

Jean-Philippe pense que s’il y a une séquence concertation sur le Projet centre ville, on pourrait alors articuler la communication sur notre travail avec cette séquence. On a déjà fait une séance comme cela sur Noailles, on pourrait recommencer. Mais il nous faut construire notre discours. Antoine manifeste son intérêt pour remanier le texte d’analyse issu de l’enquête, en fonction des remarques faites, pour le rendre public sur le site de CVPT ou autre, et pour voir à mettre en place des réunions d’information. Jean-Philippe lance l’idée d’une rencontre avec M. Latarjet, coordinateur de Marseille 2013.

Une réunion de travail est proposée pour jeudi 16 avril 12h15 au restaurant Garibaldi pour préparer la séquence information concertation à partir des résultats de l’enquête. Pour sa part, l’atelier Habitat décide de se réunir mardi 14 avril à 12h30 chez Michel.

4 - Plaquette Centre Ville Pour Tous : désormais vertes, elles sont à disposition à ISM.. Elles ont principalement destinées à une distribution massive à organiser sur la rue de la République en l’annonçant par un tractage dans toutes les boites aux lettres début mai. Nous aurons alors à mettre en place 3 points de dépôt sur le secteur République où tous les gens intéressés pourront venir prendre des plaquettes contre 1 euro/unité

5- Affaire Kadi : La famille Kadi a été extradée le 25 mai 2007 de son logement 112 Bd des Dames, suite à un arrêté de péril édicté par la Ville, à la demande de Marseille République Le 12 mars 2009, Marseille-République vient d’être condamnée par le Tribunal d’instance de Marseille à réintégrer la famille. dans son logement, alors que l’immeuble a été transformé et vendu en immeuble de bureau !!!

6- Signature de l’Appel national lancé par Emmaüs : « Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivi pour ce délit ». Une discussion s’ouvre sur la question de la signature de l’un ou l’autre des appels qui sont aujourd’hui lancés, nationalement et localement, concernant les sans-papiers et l’aide qui peut leur être apportée, soit par une solidarité de principe, soit par une implication individuelle dans le soutien, soit dans un appel national à une démarche législative. Plusieurs points de vue s’expriment. Finalement, l’idée de faire figurer sur le site l’appel unifié par, et en soutien à, Emmaüs est retenue, accompagné d’une explication des raisons du soutien de cet appel par CVPT.

7- La question de la rencontre proposée par la Direction de l’Habitat (Ville de Marseille) :

Nouredine manifeste son mécontentement sur la façon dont les questions que nous avons posées à la ville sont traitées par celle-ci. Il souligne que parmi les dossiers fournis par Mme Fructus de nombreuses informations sont erronées ce qui jette le doute sur la crédibilité de l’ensemble. La Direction de l’Habitat propose une réunion technique sur les hôtels meublés, mais sans donner de réponse aux questions que nous avons soulevées lors de notre rencontre avec Mme Fructus. La ville nous donne des informations sur des documents en .pdf, illisibles, elle refuse de nous donner des informations sur Excel, ce qui nous empêche d’articuler commodément ces données avec les nôtres. Elle répond que le moment de la concrétisation n’est pas venu, elle ne nous donne pas les précisions que nous demandons sur le 8 rue de la Fare, ni sur la diffusion internet des arrêtés de périls, ni sur les suites apportées à la délibération de 2008, ni sur la position de la ville concernant l’îlot 12 de la rue de la République inscrit dans le PRI de Noailles alors qu’aucun travaux de rénovation n’ont été entrepris par la société Marseille République depuis son achat en 2004, etc.

Il poursuit en disant que s’il y a des changements qualitatifs, nous serons OK pour avoir les entretiens qu’on nous propose, sinon cela peut nous coûter cher en terme d’image de CVPT. A ce jour l’attitude de la ville n’a pas changée. A titre d’exemple l’arrêté de péril concernant le 31 Bd Camille Pelletan est de 2006, et la famille de 4 personnes est toujours en attente dans un T2 ! Antoine souligne pour sa part que dans l’îlot 12 rue de la République, 6 familles sont logées dans des conditions intolérables, les autres familles de cet îlot ayant été contraintes à quitter leur logement sous la pression dès 2004 pour « motif légitime et sérieux » : une opération imminente de réhabilitation (nous sommes en 2009 !). Michel note aussi qu’il y a une question grave qui est en suspens concernant le comportement du CAF, et les frais de relogement qui sont payés aux propriétaires. Il rappelle que nous attendons de la part de Mme Fructus le PV de la réunion que nous avons eu avec elle en janvier 2009, mais il souligne qu’il est nécessaire que nous fassions à la Direction de l’Habitat une réponse argumentée.

Il faut écrire à Mme Fructus et publier, après un délai, le texte de la lettre qu’on lui envoie. Nouredine suggère que, outre ces courriers, nous fassions une lettre au Préfet et au Directeur de la CAF sur la question des marchands de sommeil qui profitent de l’argent public ; s’il le faut, on mettra cette question sur la place publique. Au 13 rue des Petites Maries le marchand de sommeil professionnel qui sévit reçoit de façon indifférenciée les allocations CAF et les loyers des locataires... Dans une liste fournie par M. Djaghri (Marseille-Aménagement), on apprend que le 8 rue de la Fare n’est plus exproprié ! En fait l’Etat refuse d’exproprier lorsque l’arrêté de cessibilité est trop ancien.

8- Archives :

Marine rappelle l’importance que chacun entreprenne le répertoriage des documents qu’il est susceptible de donner aux Archives. La séance est levée à 20h20

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